Julien de retour d’Hawaï

Le blog de France 3 consacré au monde du cyclisme et tenu de main de maître par le passionné de petite reine Jean-Luc Gantner revient aujourd’hui sur l’aventure de Julien. A travers un papier très sympa et après avoir pu, échanger avec Julien via Skype encore sur l’île pour quelques heures, le journaliste de France 3 avait présenté l’aventure lors d’un reportage diffusé fin août (à revoir ici).

Pour lire le reportage complet de Jean-Luc Gantner cliquez sur l’image

 

 

 

 

 

 

Julien et Frank, qui l’accompagnait dans cette aventure, seront de retour en France samedi. Leur arrivée est prévue vers 20 h 40 à la gare de Lure, si vous en avez la possibilité vous êtes tous cordialement invités à venir les accueillir sur le quai.

Coup de projecteur

De nouveau L’Est Républicain a consacré dans les pages sports de l’édition de Haute-Saône un beau papier sur Julien. Ianis Mischi a su mettre en avant les qualités de Julien et son envie de partager cette aventure. Une aventure qui n’aurait été possible sans l’aide des nombreux partenaires de l’opération (découvrir l’intégralité des partenaires ici) dont la STPI de Claude Marconot qui a apporté un soutien sans faille. Pour le remercier Julien accompagné de Frank, Erick et Olivier étaient présents sur la stand de l’entreprise à Micropolis lors de la première édition du salon des Maires et des Collectivités locales.

Pour lire l’article en version pdf cliquez sur l’image

« Besançon. Julien Heinis fait partie de ses coureurs de l’ombre. Ceux que l’on voit au départ des courses depuis des années et des années et qui ne montent pas ou peu sur les podiums. Ces mecs au moral d’acier qui s’entraînent sans récolter quelconque gloriole chaque weekend. Âgé de 38 ans, son déclic est survenu l’an passé. Lorsque le Luron a découvert le X Terra. Une variante du triathlon où le VTT remplace le vélo de course et où la course à pied par du trail. Du cross-triathlon ou triathlon vert. « Etant licencié à Vittel, j’ai participé à celui de Contrexéville, l’an passé. J’ai terminé troisième au scratch. C’était bien de changer de course, de découvrir d’autres sensations et une autre approche de la discipline. Le VTT demande un effort moins linéaire que le vélo de course. Il y a beaucoup de changements de rythme. Le rythme cardiaque
fait de grands bonds. Il y a toujours le risque de trop puiser durant une des trois disciplines. Surtout que la dernière est mon point faible…», confesse l’enseignant luron. « Par rapport au
triathlon classique, dans leX-Terra, les différences entre les coureurs s’atténuent. La technique de course à pied évolue aussi. Si bien que les coureurs ne sont jamais réellement largués… »
Au championnat du monde, pour lequel il s’est facilement qualifié (à deux reprises même), il concourra dans la catégorie seniors 4. Et sait déjà que la course sera éprouvante : 1,5 km de
natation (2 boucles de 750m dans le Pacifique), 29,5 km de VTT et 9,8 km de course à pied trial.
Qu’importent les difficultés, Julien Heinis est affûté. Moralement et physiquement : à raison de 2 à 3 séances hebdomadaires pour chaque discipline. Soit une dizaine d’heures par semaine.
Le Luron connaît un peu plus son corps et ses limites que par le passé. Sans doute le fruit de certaines courses, dont l’Embrunman (qu’il a terminé) . Un ironman (3,8 km de natation, 186 km
de vélo et un marathon) qui aujourd’hui lui permet de savoir que ses jambes, son coeur et sa tête peuvent suivre.
Dans son aventure, il a su également trouver des partenaires, fiables, pour aller au bout du monde. On pense au team STPI ou encore à son ami Franck Dittel, qui a déjà fait pas mal de courses à ses côtés et qui sera aussi du voyage dans l’archipel du Pacifique. Julien part dimanche pour l’île Maui d’Hawaii. Ses valises sont prêtes, surtout l’une d’elles, qui accueille le VTT. Un vélo plus vraiment classique puisqu’il est monté en 29 pouces (contre des 26
pouces en temps normal). Champion d’Europe en titre, il ne vise rien d’autre qu’un podium. « Au minimum. Dans ce type de course, avec 800 participants, tu ne sais pas trop qui concourt
dans ta catégorie. Tu prends le risque de suivre des athlètes d’autres catégories et de
craquer à un moment donné. Dans tous les cas, je vais tout faire pour sortir tôt de
l’eau et tenter d’accrocher un bon wagon de cyclistes. Et ensuite, on verra… » »
Ianis MISCHI

Julien passe à la télé

 

La webTV Besançon.TV a mis un coup de projecteur sur le parcours de Julien. Cette nouvelle télé basée à Besançon propose des reportages sur l’actualité de la région diffusés ensuite via son site internet. A cette occasion Julien a pu prendre le temps d’expliquer son parcours et de faire découvrir au plus grand nombre ce que sera la finale sur l’île de Maui dans l’archipel d’Hawaï.

L’interview est à découvrir ici

La presse régionale en parle aussi !

Le service des sports Franche-Comté de L’Est Républicain a consacré un papier à mon aventure. Rencontre avec Ianis Mischi à Besançon et publication du papier le 4 octobre dernier dans toutes les éditions de Franche-Comté.

« Besançon. Il est loin d’être novice en triathlon. En revanche, c’est un nouveau dans  l’univers du X Terra, cette discipline issue du triathlon où le vélo de course est remplacé par un VTT et la course à pied par une course nature type trail. Julien Heinis, de Lure, est champion d’Europe 2012 (catégorie 35-39 ans). Un titre acquis grâce notamment à ses deux deuxièmes places aux championnats de France et d’Allemagne. Des résultats qui lui ont ouvert les portes du championnat u monde de X-Terra, qui se déroulera le 28 octobre, à l’autre bout de la planète. « J’ai posé des congés pour partir plus tôt et avoir le temps de m’adapter au décalage horaire. Il fera au moins 30 degrés, avec beaucoup d’humidité… Je pourrai aussi repérer le parcours et tester la nage sans combinaison. Une semaine  d’adaptation, ce n’est pas de trop », sourit le Luron qui emportera son VTT dans une valise spéciale. L’objectif est assez simple : « Au moins le podium… Je rêve du titre dans  ma catégorie d’âge. Je n’ai pas encore fixé de stratégie de course, si ce n’est sortir le mieux possible de l’eau pour accrocher un bon wagon à VTT », confesse-t-il.
Affûté physiquement (10 heures d’entraînement par semaine) et moralement, Julien Heinis possède une grande expérience en triathlon « simple », sans pour autant avoir décroché des titres. « Ma plus grosse performance, à mon sens, est d’avoir terminé le triathlon d’Embrun. » Finisher de l’Embrunman, ça parle et ça en dit long sur le moral du gaillard. »
Ianis MISCHI

En complément du papier vous apprendrez que Charly Sibille et Loïc Philippe licenciés à Dijon, mais Francs-Comtois seront également au départ à Hawaï respectivement en catégorie 18-19 ans et 25-29 ans. Bonne chance à eux également.

Au coeur de l’entraînement

La préparation pour le championnat du monde est une aventure qui se vit au quotidien. Des heures à la piscine à enchaîner les longueurs après avoir transpiré durant la séance de renforcement musculaire, des sorties entre midi et deux pour courir ou rouler autour de Lure. Des doutes et des envies, aussi. Des privations et des soucis. Mais au final une belle récompense de voir ce projet aboutir et la date du départ approcher.

Les billets d’avion sont réservés, reste le choix de l’hôtel, l’achat de la valise pour transporter le vélo. La nouvelle trifonction noir et rouge va être floquée du sigle STPI… Une foule de choses à préparer, mais il ne faut surtout pas négliger l’entraînement, le plus important pour arriver là-bas au meilleur de sa forme…

Pour vous rendre compte, cliquez sur la vignette pour visualiser une vidéo résumant ce petit plaisir qu’est celui de se faire mal dans l’effort, mais quand on aime…

Un article dans la presse quotidienne

Après une rencontre avec le journaliste Olivier Bouras, un article a été publié dans l’édition de Haute-Saône du quotidien régional L’Est Républicain en date du 26 septembre. Vous pouvez découvrir l’article ci-dessous ou le télécharger en pdf en cliquant sur l’image. Bonne lecture et merci à Olivier.

« En 2006, j’ai rencontré des gens qui faisaient du multisports. Qui aimaient les sports d’endurance », évoque Julien Heinis. « Tout seul, je n’aurais pas fait cela. L’entraînement, on ne peut pas tout seul. L’émulation vient de ce groupe là, les STPI », assure cet enseignant du collège Albert-Jacquard. Il a 38 ans et tutoie (désormais) les sommets. Il est même champion d’Europe de sa discipline, le XTerra. Aux points, ajoute-t-il. Mais son proche avenir s’écrira encore plus loin. Sur l’île de Maui, à Hawaï. Le 28 octobre prochain où il participera au championnat du monde. « En catégorie seniors 4 ». Son billet d’entrée pour cette compétition, il l’a décroché à Gérardmer en juillet dernier en décrochant une place de vice-champion de France.
Le XTerra c’est quoi ? Un triathlon tous chemins. « 1.500 mètres de natation, en deux boucles. Entre 35 et 42 kilomètres de VTT et une course à pied, du trail sur 10 kilomètres ».
À Hawaï, 800 participants sont attendus. Dont des pros. Dont lui qui s’est lancé dans cette discipline triple sur le tard. « L’année dernière, j’ai fait un triathlon vert et j’ai fait un podium. Cela a été le déclencheur », résume ce sportif, par culture. «Historiquement chez moi, on faisait du ski », raconte celui qui a grandi à La Côte. « Les sports d’endurance, c’est venu sur le tard ». Il avait découvert le triathlon en sports scolaires. « J’étais sportif. Je faisais un peu de vélo, mais pas en club ! Lors d’un semestre d’études en Allemagne, j’avais fait un peu de natation ».
Mais c’est seulement durant ses années bisontines (université et premiers boulots) qu’il s’est lancé plus sérieusement dans le triathlon. « Chaque année, j’essayais des distances plus longues ». En 2003, il participe même à une des épreuves phares de la discipline : l’IronMand’Embrun. « 3,8 kilomètres de nage, 180 km à vélo et 42 de course à pied ». Avant de mettre son appétit de compétition en pause. Jusqu’à son retour à Lure en 2005. Le triathlon l’a rôdé. Le XTerra le comble. Plus technique. « J’étais déjà un vététiste. Clairement, ça fait la différence.Le pilotage, l’adhérence, il faut mieux lire lepaysage…», estime Julien qui pour parfaire toujours son niveau s’entraîne « toute l’année, dix heures  par semaine. Deux à trois séances de chaque sport ». À Lure, il peaufine aussi ses qualités dans l’eau, au sein des Dauphins : « Ça m’a permis de progresser ». Le sport, c’est une philosophie. « Une recherche de bien-être qui oblige à penser son hygiène de vie et son  alimentation et ça permet aussi de rencontrer des gens », ajoute ce père de famille, qui quittera Lure une semaine avant l’épreuve pour « digérer le décalage horaire et des températures entre 30 et 40°».
Olivier BOURAS

A la Une de la presse municipale

Le Journal municipal de la Ville de Lure, dont est originaire Julien, consacre la Une et un article à cette aventure. A lire ci-dessous !

Julien Heinis en route vers Hawaï

Professeur des écoles, le Luron Julien Heinis n’en est pas moins un sportif de haut niveau. Pour preuve, il vient de se qualifier pour le championnat du Monde de Xterra sur l’archipel d’Hawaï.

Le sport pour Julien Heinis est une passion qui lui tient à cœur depuis de nombreuses années. Champion UNSS de triathlon dans sa jeunesse, il poursuit depuis 20 ans sa quête de résultats. Même s’il aime les podiums c’est surtout pour le plaisir de l’effort qu’il s’aligne, sous les couleurs du Team S.T.P.I, sur les triathlons de la région et d’ailleurs. En 2003, il est même parti à Embrum pour l’emblématique épreuve où 4 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course à pied s’enchaînent pendant plus de 10 heures de course non-stop. Une épreuve qu’il a terminée.

Par ailleurs, Julien est un très bon pilote de VTT. « Lorsque j’ai découvert le Xterra je me suis dit que ce type d’épreuve était peut-être dans mes cordes ». Le Xterra c’est du triathlon vert où le vélo sur route est remplacé par du VTT et la course à pied sur bitume pour une course en pleine nature. « Les distances sont équivalentes au triathlon olympique, mais les dénivelés des parcours beaucoup plus importants ». Pour le championnat de France à Xonrupt en juillet dernier dans les Vosges le parcours VTT de 38 km enregistrait un dénivelé positif de 1600 m. Il faut en avoir dans les jambes ! Mais Julien en a puisqu’il a terminé 27e au scratch de cette épreuve devant des sportifs professionnels, mais surtout il termine deuxième de sa catégorie d’âge, devenant ainsi vice-champion de France de Xterra des 35-40 ans. Une place et un titre synonymes de qualification pour le championnat du monde le 28 octobre sur l’île de Maui dans l’archipel d’Hawaï aux USA. « J’ai eu du mal à réaliser sur le coup ».
Car les places sont chères. Seuls 800 athlètes en provenance de 28 pays à travers le monde arrivent à décrocher leur sésame pour participer à cet événement. « Avant même le départ pour Hawaï, je peux déjà considérer que cette saison est la meilleure que je n’ai jamais faite ». Les sensations sont bonnes et il fonde beaucoup d’espoir dans ce voyage au États-Unis : « Je suis réaliste, le niveau va être très élevé, mais je pense avoir une chance de faire un podium si les conditions sont réunies ». Mais en bon sportif, il sait qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant d’avoir pédalé.

Alors pour peaufiner sa préparation il a décidé de participer à d’autres manches européennes du calendrier Xterra. « Il y a cinq épreuves en Europe au fil de l’année : une en Italie, une en France, une en Allemagne, une en Suisse et une en république Tchèque ». Julien après l’épreuve française a décidé, avec Franck Dittel un autre Luron adepte de la discipline, de prendre le départ des manches allemande et suisse. Bien lui en a pris puisqu’il est actuellement en deuxième position dans le classement européen de l’épreuve (35-40 ans). Vice-champion de France, peut-être vice-champion d’Europe au terme de ces manches européennes. Et comme on dit jamais deux sans trois, alors pourquoi pas un podium sous le soleil du pacifique !

 

Journal Municipal de la Ville de Lure – Automne 2012