Xterra Maui : la course

MAUI1Pas de tsunami cette année mais un raz-de -marée français sur la course. Malgré l’absence du drapeau français flottant au vent dans le parc à vélo, beaucoup de places d’honneur pour mes compatriotes et deux français en tête dans ma catégorie. Mais ça je le savais déjà avant de venir, sauf incident, c’était fait. Il y a 3 jours j’avais fait un rêve, je terminais 7ème des 35-39 ans. Au final je suis 6ème. Joli pied-de-nez à la science prémonitoire. Vous avez été nombreux à suivre la course en live sur internet mais voici l’histoire vraie de mes championnats du monde.

Samedi soir je prépare mon vélo et toutes mes affaires et je colle mes numéros-tatoos sur les deux bras. Séance photo dans le jardin de l’hôtel, ça sent bon l’avant course. Dimanche matin, levé aux aurores, je déjeune et je pars en vélo jusqu’au site. Préchauffage.  Installation dans la parc et direction la plage. La météo est magnifique, peu de vagues, il va faire chaud. Le prêtre bénit la plage et la course, rituel de Maui. Départ des élites, à nous dans 2 minutes. Je me place devant, tout devant. Coup de canon, c’est parti. Après avoir enroulé la première vague cassante je nage vite et bien contre la houle. A la première bouée , à-coup avec un concurrent et crise de tachycardie. Fréquent en natation à bloc mais pas facile à faire passer dans l’eau. Je continue et sur le retour je glisse avec les vagues. Sensation grisante, mais je dois gérer ma crise jusqu’à la sortie de l’eau. Prendre son vélo 300 mètres plus haut, un peu collé par la bosse. Transition et départ

MAUI2VTT, tout de suite boire et manger. Et là je gère, je sais que le parcours est dur, très dur. Mais il passe vite, beaucoup plus vite qu’à la reco. Alors j’attends de me sentir bien.  Peut-être ai-je trop attendu, mais la prudence était de mise avec la chaleur pour espérer courir après. J’assure toute la dernière partie avec les conseils techniques de Marvin pour aller vite sans tomber. Ca marche.  Je termine derrière une fille pro que je connais bien et que j’aimerais suivre à pied car elle court vite: Helena Herbenova. Je pars et j’ai les jambes, tout mes souvenirs de l’année dernière me reviennent en boucle, un sale moment. Mais j’arrive à courir, même dans les bosses. Je m’arrose à chaque ravitaillement, je cours et je pense à toutes mes séances de fractionné pour atteindre ma vitesse nominale en course: 15km/h. Vu le parcours c’est pas évident. Mais j’y crois. Un 35-39 me double en montée, rien à faire. Mais plus loin j’en double un autre, collé. Et dans la dernière descente un autre, avec qui j’avais terminé l’année dernière, Nathanaël.  Je l’encourage, mais je file, sans me retourner, vers la plage. Ne rien lâcher. Les 300 mètres les plus longs de ma vie, atroces. Et je sens les autres derrière et je donne tout, les jambes en feu.

Le reste vous le savez. 3h08′, 6ème de ma classe d’âge. Mon objectf  était le podium, donc je  suis forcément un peu déçu. Mais je suis à ma place, les 3 premiers étaient intouchables aujourd’hui, beaucoup plus forts que le podium de l’année dernière. Autre année, autre course. Mon temps vélo a été moyen, mMAUI3ais j’ai pris du plaisir à courir, et çà c’était bon. Et nager ici est toujours un régal. J’ai découvert cette année les aléas d’une saison à gérer avec des objectifs et des blessures et je comprends qu’en faire un métier ne doit pas être simple. Ca tombe bien, j’ai un métier, et le sport restera toujours un plaisir, une passion. Venir ici en famille et être soutenu par tous mes amis à distance a été la plus belle expérience qui soit. Merci à tous. Ma fille Louane a été parfaite en attachée de presse pour publier en direct les photos sur mon site. Et à l’arrivée mon fils m’a dit:  « Papa, je n’ai jamais été aussi fier de toi ». Ca vaut tous les podium. Alors merci à tous les partenaires de cette aventure qui restera longtemps gravée en moi, pleine d’émotions et de souvenirs magnifiques. Mahalo.

 

Xterra Maui : championnats du monde.

xterra_mauiMe voici de retour sur l’archipel d’Hawaii pour la deuxième année consécutive. Même endroit, même but mais sensations différentes. L’année dernière je découvrais l’île et j’étais encore sur mon petit nuage de réussite inattendue. Cette année a été plus programmée, plus mouvementée aussi. Le plan d’entraînement a débuté en janvier et j’ai travaillé dur. Mais je me suis aussi blessé à l’épaule en Suisse et j’ai abandonné une course à Gérardmer. Mes partenaires m’ont presque tous fait confiance à nouveau pour mener cette saison à bien. Et ma famille m’a accompagné ici cette année pour me soutenir et suivre la course en direct.
Alors aujourd’hui je sais que j’ai une chance incroyable.  Je suis sur cette île de rêve, il fait un temps magnifique, je suis prêt comme jamais pour cette course et je réalise que je suis aux championnats du monde. 800 triathlètes du monde entier viennent ici pour arracher une victoire dans leur catégorie. Je suis l’un d’eux. Je suis venu pour faire mieux que l’année dernière et je vais tout donner. Ne rien lâcher du début à la fin. Bien nager, et il y a des vagues cette année, pour me placer dès le départ. Faire des transitions rapides et efficaces. Pas de chaussettes en 2013 ! Rouler le plus vite possible mais rester lucide et frais. Pas facile, il va faire 30° et le parcours est très exigent nerveusement, surtout la fin. Et courir, courir, courir vite ! Je rêve d’une course à pied de folie, celle que je prépare depuis 9 mois avec des séances calibrées par mon coach Vincent. C’est ce que je souhaite le plus, bien courir et finir sans aucun regret après avoir tout tenté.
Quel que soit le résultat dimanche, j’aurai tout fait pour gagner et grâce à toutes les personnes qui m’ont accompagné, soutenu et encouragé je suis ici aujourd’hui et je vais profiter au maximum de cette course magnifique. La plus belle victoire c’est sur soi-même qu’on l’obtient en allant jusqu’au bout de ses rêves et en les partageant avec ceux qu’on aime. Je vous donne rendez-vous dimanche soir dès 20 heures pour suivre la compétition de l’année à Maui, archipel d’Hawaii, finale mondiale du Xterra en 2013. Ca va envoyer du lourd, ça va gicler dans les bosses!

Contrat rempli : premier Français et top 5 mondial (cat.S4 / 35-39 ans) !

Julien a pris le départ de cette finale avec l’envie de faire une belle course. Et sur ce point il n’a aucun regret à avoir. En terminant à la cinquième place et premier Français dans sa catégorie d’âge, le Luron peut être fier de sa performance, d’autant qu’à aucun moment il n’a fait de la figuration. La natation s’annonçait d’entrée de jeu « sportive« , le vent et de belles vagues étant les invités vedette de ce premier volet. Mais ce ne sont pas quelques vaguelettes qui vont effrayer notre franc-comtois. « Elles étaient nombreuses à s’écraser sur la plage mais je n’ai pas eu peur, je suis parti très vite et rapidement je me suis retrouvé devant. J’ai même eu le temps de voir une tortue au fond de l’eau, un compagnon de bon augure. Ma nage était bonne, glissant et utilisant les vagues pour avancer plus vite. Un vrai régal. La sortie à l’australienne m’a fait mal mais le deuxième tour a été bien négocié« .

Sortant de l’eau en troisième position derrière Phinney, un américain, et l’italien Rosticci, vice-champion d’Europe de la discipline, Julien a ensuite fait un parcours vélo sans faute s’adjugeant le deuxième meilleur temps derrière le Mexicain Antonio Martin del Campo, moyen en natation, qui filait tel l’éclair pour combler son retard sur les chemins poussiéreux de l’île. « Gérer, gérer, gérer. Le rythme, la chaleur, l’alimentation, les sentiers techniques, je savais à ce moment que la clé résidait dans la gestion de ma course. Je roulais très bien, accompagnant les meilleures féminines qui avançaient comme de brutes, en montée et en descente. Petite faute sur la fin, j’ai chuté sans gravité. Le parcours était magnifique et les sensations extra« , expliquait Julien. En parallèle, Rosticci, l’Italien, assure sa course en vélo tout en exécutant une transition vélo-course à pied rapide. L’américain Phinney, quant à lui, perdait presque trois minutes en VTT sur Julien, mais il n’avait pas décidé d’abdiquer !

Au sortir du parc, au moment d’attaquer la course à pied Julien, toujours en lice pour une place sur le podium, pointait avec 40′ d’avance sur Phinney son premier poursuivant mais la course entrait pour lui dans le dur, d’autant que ce troisième volet de la compétition n’est pas le point fort du Luron. Sans faire un temps exceptionnel, Phinney et son compatriote Glenn en chasse, sont petit à petit revenus sur Julien. Pour finalement le dépasser sans qu’il puisse s’accrocher. « Je n’ai pas réussi à allonger les jambes, ce n’est pas une excuse, je n’étais pas dans un grand jour de course à pied et le parcours était vraiment très exigeant, surtout les quatre premiers kilomètres tout en montée« , soulignait lucide Julien juste après sa course. Avec un grand sourire aux lèvres, il reconnaissait dans la foulée être « un peu déçu de ne pas monter sur le podium, mais j’ai eu de très bonnes sensations, je me suis vraiment fait plaisir, la natation n’était pas facile, le VTT technique. La transmission du vélo a souffert sur les dénivelés du parcours, mais les conditions météo et la température étaient idéales pour faire une belle course« . Contrat rempli donc pour Julien qui ne revient pas avec l’arc-en-ciel autour du cou mais des étoiles plein les yeux et l’envie de revenir : « Je suis à ma place et j’ai envie de rejouer l’année prochaine à ce petit jeu passionnant. Xterra, I’ll be back« .

Olivier VINCENT

Au scratch amateur, Julien termine 35e sur 571 finishers. Au classement général scratch, professionnels et amateurs confondus, Julien se classe 77e sur 630 finishers.

SUIVEZ LA COURSE SUR LE WEB

Pour réussir à suivre l’évolution de la course, des caméras diffuseront sur internet les images de la course. Vous pouvez essayer de voir passer Julien avec son dossard 336, casaque rouge et casque blanc en vous rendant sur le site ci-dessous ou nous essayerons de publier le plus d’infos en direct via la page facebook julienxterra

 

LE DIRECT EST LANCÉ !

Prangins 2, le retour ! (4/4)

L’année dernière, en tête en vélo, j’avais raté ma course en me trompant sur un parcours mal fléché, la tête dans le guidon. Organisateurs fair-play, inscription 2012 offerte. Dernière manche du circuit européen 2012, dernière course de la saison avant Maui et une 2ème place sur le podium européen à conforter. Pression palpable.

Au départ natation, l’eau est à 19° et la combinaison autorisée, je me place tout à droite et j’essaie de prendre les bonnes jambes sans prendre de coups. Mission réussie, je mène le second « paquet » mais à quelques mètres de la tête qui s’éloigne inexorablement. Trop rapide. A la transition je sors 35ème, un grand vide devant moi. La remontée à vélo commence, j’ai les jambes, le parcours est roulant, le 29’’ fait merveille. Je fais la course avec deux gars qui envoient, mais dans le 2ème tour je calme le jeu, trop forts pour moi. Je dois gérer et m’alimenter pour la transition à pied. Je pose le vélo 15ème. Je prie pour avoir des jambes. C’est le cas pendant 4 kilomètres et puis l’énergie s’évanouit. Je connais trop bien cette sensation, à la recherche du souffle perdu. Ne pas s’énerver, se détendre… et faire pipi. Quelques minutes plus tard, la fusée orange Anthony Philippe me double, petite claque sur la fesse accompagnée d’un « allez Julien ! ». C’est le signal, je redémarre, je prends la roue d’un relayeur et je ne lâche plus rien. Le seul qui me doublera est un suisse allemand de 1m90 qui chausse du 48 et court à mach3. L’honneur est sauf. J’ai les jambes et je fonce vers l’arrivée.

Verdict: 18ème au scratch. Meilleure performance de l’année. Pour le reste il faut attendre les calculs. Je me restaure, je vais au massage puis à la douche et je commence à manger avec Franck et deux gars de Pontarlier. Les podiums sont annoncés. Je suis nerveux, les copains rigolent. « Détends-toi ma poule la course est finie ».

C’est à moi. 2ème dans la classe d’âge, je confirme en étant régulier. Mais la surprise vient après. Après 5 manches et avec 1 point d’avance sur le second, je suis CHAMPION D’EUROPE. Incroyable. La récompense est aussi énorme que l’émotion.

 

Le championnat jurassien de triathlon

Après avoir fait une course « champêtre » à Asuel en 2011 qui m’avait bien plu, Franck m’a proposé cette année de faire le championnat complet : 7 courses, format découverte (0.5/20/5km) avec du VTT sur les 3 premières et de la route sur les 4 dernières, de la bonne humeur, pas d’arbitres, une organisation qui semble légère mais c’est juste un esprit, plutôt cool, très populaire en fait. Pour tous. La compétition bon enfant, un juste mélange de sport, de performance et de sympathie entre tous les participants. Le sport qui rend meilleur.

Tramelan, Boncourt, La Neuveville. Dès la première manche je comprends que j’ai mes chances : 3 courses, 3 podiums. Le VTT m’avantage. Coupure en juillet et retour en août pour les deux dernières manches, St Imier et une 3ème place sous le soleil, et la Chaux-de-Fonds qui clôt le championnat sous la pluie et dans le froid. En partant je n’y crois pas trop, je suis enrhumé depuis 1 semaine, ce qui n’a rien gâté à Contrexéville où j’ai fait une img320_dxobonne course. Je suis un peu fatigué aussi. Ne pas se fier aux apparences, ne pas en parler aux autres, c’est vexant quand finalement on est en forme. Et pour cause.

Franck me dit de ne pas prendre de risque, d’assurer ma 2ème place au championnat. Je réponds comme d’habitude : « on s’en ballec, à fond ». Dont acte.

Première place élite (on se la pète un peu) devant Romain Christe, mieux qu’un adversaire, un gentleman qui pousse le comble de la gentillesse jusqu’à me proposer avant la course d’aller reconnaître avec lui le départ en vélo qui est piégeux. Respect.

Pour l’anecdote, la course fonctionne comme un contre la montre avec départ en aveugle toutes les 20 secondes, on ne connaît le classement que 5 minutes avant la remise des prix, suspense assuré. Et explosion de joie.

Ce championnat a une saveur particulière pour moi, celle de l’effort partagé et consenti, du bon esprit, de l’insolite et de l’amitié. La réussite n’en est que meilleure.

Les manches du X-Terra (3/4)

AOÛT 2012 : Zittau en Allemagne, aux frontières de la Pologne et de la Tchéquie, rebelotte ! 

Niveau plus dense, moins de participants (250 contre 600 à Xonrupt). Le site est beau et calme, un petit lac bordé de plages de sable et de bouleaux, une belle organisation avec le sens de la fête des Allemands et un public très enthousiaste.

Toujours les mêmes au départ, Olivier Marceau le ténor, Nicolas Lebrun le performer régulier, les frères Shaw qui font le show, et un petit français de 20 ans, Marvin Gruget, vététiste, que nous rencontrons à l’auberge avec son père et avec qui nous sympathisons rapidement. La météo est bonne, seul bémol, la combinaison est interdite avec une eau à 21°, pas dramatique mais le manque d’entraînement en bassin en juillet/août me fait ralentir la cadence et perdre du temps.

La natation se passe moyennement encore une fois mais une bonne transition et de bonnes sensations en VTT me redonnent espoir. Le parcours VTT est magnifique, des parties roulantes sur chemin et en sous-bois, des parties très techniques et cassantes en montées et descentes et tout un singletrack autour d’un sommet où je me régale avec deux autres concurrents armés comme  moi d’un 29 pouces. A fond, le plaisir est maximal. Mais à ce train-là on brûle les réserves et la fin du parcours a raison de mes avant-dernières forces et la transition à pied est douloureuse, le second souffle n’est jamais arrivé, j’ai dû me contenter du premier. Le parcours joue aux montagnes russes autour du lac O-See et j’ai hâte d’en finir. Au final 40ème au scratch sur 200 classés, moins bien qu’à Xonrupt. Mais 2ème chez les S4, nouveau podium, et re-qualif pour Maui, celle-là c’est pour l’égo. Et notre petit camarade de chambrée Marvin finit gentiment 5ème du scratch, s’il vous plait, après avoir déposé tous les favoris et posé le VTT 1er. Il sera 3ème jusqu’à 1 km de la fin. Pas mal petit !

 

Les manches du X-Terra (2/4)

JUILLET 2012 : Xonrupt le rêve se réalise sur un terrain glissant.

La première manche européenne avait lieu en Sardaigne en mai. Ce n’est pas l’envie qui m’a manqué de participer mais le budget n’est pas illimité. Au soleil de la Méditerranée j’ai préféré le temps incertain des Vosges avec de la pluie la veille de la course et un parcours VTT, comment dire, peu indiqué pour des débutants. 42 km avec 1600 m de dénivelé positif, certains pros ont avoué qu’ils auraient aimé n’en faire que la moitié. Ajoutons à cela un terrain rendu très glissant et des difficultés techniques, en montée et en descente et nous obtenons un parcours dit « sélectif ». Au final cela me conviendra assez bien, mais je ne le sais pas alors.

Le site est beau, encaissé et sauvage, l’organisation est irréprochable, la famille Charbonnier connaît son affaire.

Au départ une douleur aux lombaires me fait mauvaise impression. Pour la natation, seuls sont souvent mentionnés le paysage et la température de l’eau, car en effet nager en lac présente peu de différences d’un site à un autre, aucun organisateur n’a encore lâché des requins pour corser le tout. Ce jour-là je nage mal, sors de l’eau loin de la tête de course et ma transition se fait vite et mal : je pars du parc sans mon ravitaillement. Je m’en aperçois trop tard pour faire demi-tour et je décide d’y aller quand-même, advienne que pourra. Les ravitaillements de l’épreuve sont heureusement parfaits et je prends tout ce dont j’ai besoin quelques centaines de mètres plus loin. Une mauvaise chute dans la première descente me fait vraiment penser que ce n’est pas mon jour…et pourtant. Après un VTT éprouvant et épuisant qui décime les rangs, je fais une très bonne course à pied et termine 27ème au scratch, devant bien des adversaires prestigieux. Et je décroche du même coup un titre de vice-champion de France en S4 et ma qualif pour Maui. Impensable, ni avant, ni pendant la course. Je mettrai 15 jours à réaliser et ne serai sûr de moi qu’en recevant le mail de confirmation. Un rêve se réalise.

Les manches du X-Terra (1/4)

SEPTEMBRE 2011 : une première manche anecdotique en Suisse à Prangins

Il faut avouer que la Suisse a des atouts majeurs question paysage : imaginez un lac bordé par des prairies bien vertes sous un soleil magnifique avec en toile de fonds les Alpes enneigées, il y a pire cadre pour une course. Pour ce coup d’essai je prends le départ sur la distance light le matin, 0,5-20-5 (km), un parcours VTT assez roulant avec un passage dans une rivière comme seule difficulté technique et une course à pied dans les champs et en sous-bois, très jolie et sans dénivelé. Après une natation avec le groupe de tête je prends rapidement la tête de la course en VTT, à ma grande surprise, et je dois ouvrir le chemin.

Les helvètes sont plutôt cool et le fléchage n’est pas très bon. Après un temps bien trop court je me retrouve avec deux autres concurrents de retour au parc à vélo et je réalise que nous avons coupé le parcours sans nous en rendre compte. Trop tard pour faire demi-tour, nous poursuivons à pied et terminons 1er, 2ème et 3ème virtuels d’un podium qui durera quelques minutes avant que les autres concurrents n’arrivent. Le responsable de la course vient immédiatement vers moi, se laisse expliquer le problème (en allemand) et admet sans difficulté la défaillance du fléchage. Il me propose directement de m’inscrire l’année suivante sur la distance de mon choix.

Pour cette fois donc pas de podium mais l’envie furieuse de revenir et d’essayer d’y figurer pour de bon en 2012. Un copain m’avouera après la course que m’avoir vu dans le parc avec la course finie alors qu’il revenait seulement du VTT lui avait un peu sapé le moral. C’est pourtant ce qui arrive lorsque je fais une course avec les pros qui me prennent au moins un tour à pied. C’est pas juste.