Bonne année !

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2013 est terminée, vive 2014 ! Je vous adresse à tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Santé, bonheur et réussite dans vos projets quels qu’ils soient. Et le plaisir de partager ensemble des émotions dans le sport sous toutes ses formes.

Nous allons clore la saison 2013 fin janvier par un pot de remerciement à tous les partenaires de l’aventure Julienxterra et ce sera l’occasion de revenir sur une saison forte.

Elle avait débuté en trombe avec une victoire et une qualification dans ma catégorie en Grèce et devait se poursuivre sur toutes les courses du circuit. Mais une chute en Suisse allait imposer du repos et de la patience pour préparer l’objectif principal de la saison : les championnats du monde à Maui en octobre. J’ai découvert cette année la frustration et la déception lorsque le corps dicte sa loi et j’ai repensé souvent au dicton : plus le corps est fort, plus il obéit, plus il est faible et plus il commande. La préparation a été intense et complète et mon niveau de performance s’est élevé en 2013, mais dans une course il ne faut jamais oublier les adversaires qui ont fait la même chose de leur côté. A Maui, j’ai couru avec deux Français intouchables et surpuissants et le podium s’est envolé en VTT.

Alors je suis forcément un peu déçu au final, car je me suis investi et j’y ai cru, pour au final finir moins bien qu’en 2012. Mais je ne rougis pas, je suis heureux de cette aventure, j’ai vécu des moments incroyables, j’ai voyagé, j’ai partagé ce plaisir avec ma famille qui m’a accompagné à Maui et je suis riche de cette expérience. J’ai eu la chance d’être soutenu par des partenaires généreux et sympathiques, j’ai eu la chance de me faire plaisir en pratiquant mon sport dans des contrées nouvelles.

Je tiens aujourd’hui à tous vous remercier pour votre soutien ou vos marques d’attention et je ne peux que vous encourager à vivre pleinement vos passions et à les partager.

Merci et à bientôt. Forza Xterra !

Les artisans du succès : l’entraîneur

professeur-et-entraineur-ShifuRègle numéro un : à ton coach tu obéiras. Règle numéro deux : si tu es fatigué, voir règle numéro un.

Prendre un coach c’est décider de s’en remettre à quelqu’un de confiance pour gérer l’entraînement et progresser. Quelqu’un qui a de l’expérience et qui reste objectif. Quelqu’un qui sait qu’on souffre en s’entraînant dur mais qui va vous motiver et ne pas laisser vos doutes prendre trop de place. Quand Vincent a accepté de me construire un plan d’entraînement pour aller chercher une place à Maui, il m’a dit « OK mais tu seras peut-être surpris et tu devras te conformer à ce que je te demande de faire. Tu te demanderas sûrement pourquoi tu dois faire çà et tu auras aussi des doutes parce que tu n’as pas l’habitude de travailler comme çà. Tu devras apprendre à travailler autrement ». Alors moi j’ai cru que j’allais en baver et faire des séances très dures, très intenses, très physiques. Eh ben non. Vincent m’a appris à travailler à la bonne allure, à la bonne fréquence cardiaque avec le bon objectif au bon moment dans la saison. Alors que moi je travaillais dur, certes, mais n’importe comment et toujours à des allures intermédiaires. Il m’a appris à récupérer, à planifier une performance, à faire des essais, quitte à sacrifier une course pour pouvoir tester un enchainement. Et avoir des sensations. Et devenir performant.

Vincent est un autodidacte. Passionné de sport, mais aussi de musique, père de famille, bricoleur et monteur de roues hors pair, il vit ses passions à fond et de front avec sa vie personnelle. Jamais avare de conseils, généreux dans l’effort, il est duathlète de haut niveau et a déjà brillé en bike and run international. Il est exigent et ne laisse rien au hasard. Quand je dis que j’ai couru un km/h plus vite que le plan je me fais rappeler à l’ordre : » respecte les allures, c’est en course que tu devras accélérer « . Je travaille depuis fin novembre avec ses plans  avec l’objectif de sortir LA course à pied le jour J, à Maui. J’ai déjà beaucoup appris mais je mesure aussi chaque jour la distance restante. J’ai progressé et j’ai envie de progresser encore. Le secret d’un coach réside là : savoir doser l’entrainement pour stimuler l’envie du coureur à progresser et lui permettre d’accroître ses performances. C’est un binôme à distance, et il fonctionne. Le dimanche soir on se raconte nos courses et on échange sur la semaine écoulée. On parle matos et projets. Une vraie relation. Et de vrais résultats. Je pars pour gagner, mais si je ne gagne pas j’aurai appris et partagé avec un passionné. Et ça vaut de l’or.

Les artisans du succès : Roger Elandaloussi

fotor_camera_jpg(149)Roger est le père d’une collègue de travail qui un jour vient me voir et me dit : « Tu sais ce que tu fais intéresse beaucoup mon père et il aimerait en parler avec toi« . Je suis poli, je dis oui. Et la semaine suivante elle insiste. Alors je prends son numéro et je l’appelle, sans trop savoir ce qu’il pourra bien faire pour moi. Et Roger m’explique:  » Je suis dans le sport, j’aime travailler avec les sportifs motivés pour les aider à atteindre leurs objectifs« . Je lui dis alors que j’ai déjà un coach spécialisé vélo course à pied mais ça ne fait rien, Roger me propose de me rencontrer pour causer un peu natation. Rendez-vous est pris à Bruyère dans les Vosges un samedi après-midi.

Roger est maitre nageur de formation, capitaine des pompiers, travaille au service des sports, fait du coaching bénévole, s’intéresse à la médecine chinoise, à la nutrition et fait partager ses connaissances à ceux qui en ont besoin. Un bon samaritain. Roger regarde, sourit et met en confiance. Il sourit gentiment quand je lui dis que j’aurais besoin de plan pour progresser sur 1500 mètres. Il me propose de nager d’abord et de voir ce qu’il peut faire pour moi. Au bout de 3 minutes, son sourire s’agrandit. Il a vu.  « On va faire quelques éducatifs si tu veux bien« . Il sait. Je nage par 25 mètres avec Roger qui me suit au bord du bassin et qui commente tout mes gestes. Pas une minute de relâche. Au bout d’1h15 je suis sec, vidé, épuisé. Roger sourit encore. « Alors tu veux toujours des plans pour le 1500 mètres ? » Je dois d’abord apprendre à nager avant d’essayer d’aller vite. Et ça marche. Je travaille sur ses éducatifs le mois qui suit et de manière spectaculaire je nage plus propre, plus détendu. Plus vite. Je suis allé voir Roger 3 fois en tout et il a profondément remodelé ma technique de nage avec de simples observations et des exercices éducatifs correspondants, adaptés et progressifs. En tant que pédagogue je suis impressionné  par l’efficacité de la méthode. Toujours avec le sourire, toujours avec simplicité et modestie: c’est çà Roger.

Parler avec lui c’est écouter une histoire, il travaille avec des filles du tennis, avec des femmes en surpoids, avec des jeunes handballeurs, rien ne lui fait peur, il relève les défis avec le sourire et une énergie sans faille. Son secret ? C’est un passionné. Et rencontrer des gens comme Roger donne envie de se défoncer pour tout donner et le rendre fier d’avoir cru en nous. Alors je sais ce qui me reste à faire à Maui. Surfer la vague et suivre les dauphins.

Triathlon XL de Gérardmer, taille patron !

La ville de Gérardmer accueille 2 épreuves de triathlon par an, le Xterra et le XL, et propose à chaque fois une prestation haut de gamme aux athlètes. Organisation irréprochable, ambiance festive, parcours exigeants, cadre magnifique et sensations garanties. Seule la météo peut vraiment changer le visage de ces courses du tout au tout. Mais cette année c’est deux fois du beau temps. Je suis inscrit sur le XL pour le plaisir car ce n’est pas mon objectif pour cette année, trop long, mais je ne l’ai jamais fait depuis ma participation à l’Ironman en 2002 et je suis curieux de voir. 1.9 km dans le lac magnifique, 93 km de vélo avec 3 cols par tour pour près de 2000m de dénivelé et 21 km à pied autour du lac avec deux belles bosses. Les meilleurs mettent 20 min de plus qu’à Belfort et son Ballon d’Alsace, excusez du peu.P1020927

Nous sommes 4 copains au départ et nous avons loué un gite sur les hauts de Gérardmer avec vue sur le lac, magnifique. Un bon week-end nous attend. Deux conjointes supportrices nous rejoignent pour nous encourager et nous entendre ensuite raconter nos exploits : les femmes de triathlètes ont vraiment du courage !

Samedi matin, départ. Après avoir compris comment les différents sacs de change et transition fonctionnaient, je pars sur la plage-départ natation.  Objectif : bien nager, assurer en vélo et faire une bonne course à pied. Alea jacta est. Je pars avec les pros, une technique qui marche parce que derrière ça bagarre et ça tabasse, 1500 personnes dans l’eau en une vague c’est trop, mais ça, c’est les copains qui le disent, après la course. Je sors dans les 50 premiers, sensations moyennes mais bien placé. Et là commence l’épreuve de patience pour moi : rouler prudemment pour ne pas me griller, laisser partir tous les concurrents qui roulent plus vite que moi sans chercher à les suivre pour ne pas me griller. Alors je patiente et je découvre le parcours. Pour ne rien arranger j’ai monté une cassette un peu courte sur mes roues carbone : 11*21, pas l’idéal dans les bosses à 7 ou 8 %, mais ça passe. 1er tour prudent, 2ème tour pareil, et ça commence à bouger au 3ème, la caisse revient et je termine fort. Ca s’appelle du negative split, accélérer à chaque tour.  Je pars à pied à un bon rythme et je tiendrai là encore pour finir les 21 km en 1H36, incroyable pour moi. Au final je suis comblé, j’ai fait une course progressive et j’ai fini quasiment à bloc alors que d’habitude je m’écroule à pied. Objectif atteint.P1020936

Le meilleur moment c’est le massage après la course et surtout le repas du soir avec les copains à la pizzéria bondée pour refaire la course autour d’un verre. La bière est autorisée cette fois, elle est même méritée. Prochaine étape et dernière course avant Maui : cross triathlon de St Raphaël le 15 octobre. Et d’ici-là dernier plan d’entraînement sur 6 semaines. Ca sent bon l’Océan Pacifique !

A Contrex sans complexe !

Cross triathlon Contrexéville C’est pas du Xterra mais c’est tout comme. J’aime cette épreuve qui m’a donné goût au Xterra il y a 2 ans et m’a propoulsé dans l’aventure JulienXterra. Cette année encore le club de Vittel a organisé son épreuve au bord du lac de la Folie et modifié un peu le tracé vélo à cause de travaux forestier. Je retrouve mes adversaires du Xterra et je suis là pour me mesurer à eux. J’ai fait une grosse semaine d’entraînement et je sais que je vais manquer un peu de fraîcheur, mais tanpis, on ne peut pas tout programmer. Alors je viens pour me faire plaisir et essayer de bien courir, ça pêche encore un peu à pied. La météo est idéale, beau et pas trop chaud. Départ natation et je suis en tête rapidement, personne à côté de moi ni devant. L’épaule se fait sentir mais rien de problématique, je nage bien. Sorti de l’eau en tête je repars en vélo en 3ème position derrière 2 relais, leur transition est ultra rapide. Le premier quart du parcours est exigent, le reste roulant. Romaric Letellier revient assez vite sur moi, je le laisse filer car je sais qu’il est vraiment plus fort. Au deuxième tour c’est Virgile qui passe et je laisse aussi aller. Piano, sano, je pense à la course à pied. Puis quelqu’un dans ma roue. qui me double bientôt. Une fille…. Sabrina Eneaux. Là je ne laisse pas filer. Je reste au contact, un peu vexé peut-être ? En tous les cas elle roule comme un mec, elle relance à bloc, elle prend les bonnes trajectoires, se jette dans les compressions. Je suis impressionné et je dois me forcer pour ne pas être décroché. Dans la dernière descente je crève à 200 m du parc, une chance incroyable, je cours jusqu’à la transition et je pars à pied juste derrière Virgile : je ne le rattraperai pas. J’ai roulé bien plus vite que prévu mais ça tient et je cours assez bien. Mais les cuisses brûlent et les crampes aux quadriceps commencent à poindre. Et ceux qui me connaissent savent que les quadri ne sont pas petits chez mi ! Au final je gère et je me fais doubler par Julien Seidel, proprement et je termine 4ème. Pour quelqu’un qui venait pour enchaîner je suis ravi. A ma place. Les cuisses douloureuses mais content.

Xterra Allemagne : Zittau

Une année plus tard je suis de retour en Allemagne pour le O-see challenge qui sera support des championnats du monde de cross triathlon en 2014. Belle épreuve, très bien organisée, météo parfaite et site magnifique. J’aborde cette course après un mois de pause forcée en juillet suite à une blessure à l’épaule qui m’a empêché de nager. Je ne suis pas très confiant et je doute de ma forme mais j’ai décidé de

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faire la course pour me faire plaisir. Je suis donc un peu tendu avant le départ mais la stratégie est de nager au mieux, de rouler en-dedans pour m’économiser pour la course à pied et essayer de faire un bon temps. La logique est respectée durant la course. Natation très moyenne, 26 minutes, l’eau est fraîche, annoncée à 24° mais persone n’y croit, et je ne trouve pas mon rythme. Mais l’épaule ne fait presque plus mal, donc je vais pouvoir reprendre l’entraînement dans l’eau, enfin. Le parcours vélo est long, exigeant et technique endescente, je m’économise, je m’alimente et je me fais plaisir sans subir la fin du tracé comme l’année dernière. Partir prudemment et finir fort, ça marche. La transition à pied est bonne, je pars à un bon rythme mais rapidement je perds de la vitesse dans les bosses et ça met du temps à revenir. Au final environ 40 minutes sur 9 km. Peut mieux faire là aussi. Je termine 37ème, 4ème S4. La qualification étant déjà acquise pour Maui, cette place moyenne me satisfait vu mon état d’entraînement. J’apprends cette année que la forme n’est pas toujours là malgré un suivi rigoureux et un plan d’entraînement adapté. Il faut aussi intégrer les incidents et les blessures. Le programme jusqu’en octobre sera fait de bosses très dures en vélo, d’enchaînements, et de quelques courses pour le plaisir, cross triathlon de Contrexéville, triathlon LD de Gérardmer. En plus bien-sûr de l’entrainement habituel. Je reviens plus frais de ma pause de juillet et remotivé pour attaquer la dernière ligne droite avant Maui et faire de mon mieux là-bas. I’m back. Mahalo.

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Les artisans du succès : le médecin

jackyJacky Maillot est un personnage surprenant : médecin généraliste depuis plus de 25 ans, chacune des discussions avec lui dévoile un peu plus son parcours multiforme et passionné. En plus de sa pratique de médecin généraliste reconnu il a participé à toutes sortes de compétitions, suivi toutes sortes de sportifs et se trouve aujourd’hui être le médecin référent d’une  équipe cycliste professionnelle avec qui il part 150 jours par an en formation ou sur les courses. Nombre de sportifs professionnels s’adressent à lui pour la qualité de ses conseils et diagnostics en suivi médical, traumatologie du sport, nutrition, préparation physique ou posturologie,  et il connait les spécialistes à consulter pour trouver des solutions techniques comme des semelles orthopédiques de qualité ou des soins de kiné adaptés à la pratique sportive de haut niveau. Il s’est par exemple  équipé d’un appareil de mesure des constantes cellulaires qui permet de connaître en quelques minutes l’état physique d’un sportif et de corriger des manques comme l’hydratation avant une compétition et il a aussi suivi une formation d’ostéopathie.

Jacky est un médecin mais il sait aussi prendre le temps pour écouter et rassurer le sportif que je suis qui est un patient plein de doutes et de questions. Il est calme, discret et sait trouver les mots justes pour me permettre de continuer ma route sans me décourager malgré les embûches. Le mental est primordial pour un sportif qui doit sans cesse se motiver pour répéter encore les gestes qui le feront aller plus vite malgré les douleurs, la fatigue ou les échecs. Je réalise que mon médecin est plus que cela, il m’accompagne dans mon aventure sportive, prend part à mes projets et lorsque j’atteinds mes objectifs c’est aussi grâce à lui et il partage ma joie.   C’est un partenaire.  Jacky adore le vélo,  il n’a malheureusement pas le temps de beaucoup pratiquer à cause de son emploi du temps mais il est dur à lâcher sur le plat !

 

 

 

Les artisans du succès : le kiné

Cette rencontre est un concours de circonstances : peu avant la finale à Maui en 2012, un étirement trop brutal après une séance de course à pied m’a provoqué une vive douleur aux ischios-jambier.  De peur de me voir interdire la course par le médecin je n’en ai parlé que de retour d’Hawaii pour avoir le diagnostic : déchirure d’un muscle, repos obligatoire et séances de kiné pour traiter la blessure. J’ai ainsi fait la connaissance de  Thierry Ziegler qui est devenu depuis un partenaire de mon aventure et

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un ami, au cours de chaque séance hebdomadaire depuis le mois de janvier sur mon muscle blessé.

Thierry exerce à Roye et la première chose qui frappe chez lui c’est son sens de l’écoute et la qualité de sa prise en charge : je me suis senti en confiance  avec une personne bienveillante. Il  utilise les techniques de Maizières, un travail global sur le corps qui est considéré comme une chaine entière. Je réalise aujourd’hui que cette prise en charge régulière depuis 6 mois m’a permis de rééquilibrer tout mon corps en plus de traiter de manière spécifique mon traumatisme. Je n’ai plus mal au dos, mes jambes fonctionnent mieux et je dispose d’exercices d’étirements pour récupérer plus vite après une séance d’entrainement ou une course.  Mon corps a progressé et c’est toute ma posture qui s’est modifiée. Thierry a provoqué une prise de conscience,  mon corps devait être écouté et entendu.

Les affinités personnelles ne se commandent pas et elles n’en sont que plus appréciables. J’ai rencontré un professionnel consciencieux, disponible et sensible  avec qui je partage un sens profond des valeurs : l’écoute, le respect, l’amitié. Une belle rencontre.

 

A venir : le médecin du sport Jacky Maillot

 

Xterra Xonrupt : 7 juillet 2013

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La descente est très rapide et technique. Prise de risque maximum, mais derrière ça revient vite.

Un an après la course qui m’avait propulsé vers Maui et sacré vice champion de France, tout était prêt pour une belle épreuve à Gérardmer. Une météo parfaite, soleil et température correcte, un terrain assez sec et quelques passages gras, mais la boue c’est bon pour la peau, de l’eau à 20°, un chalet à proximité loué pour le week-end avec Patrick et Joël, what else ?  La forme peut-être ? On allait bien voir.

Xonrupt c’est le top de l’organisation, 800 concurrents, une super ambiance, un site parfait, un accueil de qualité, une pasta party gargantuesque et des beaux lots aux participants. Ah oui j’oubliais, un parcours VTT de folie, 39 km avec 1600 mètres de dénivelé, une course qui dure en moyenne 45 minutes de plus pour les pros, une bonne heure pour les autres. Un détail.

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Joël, mon frangin, a fait une magnifique course avec un temps VTT canon.

Après une course très moyenne en Suisse et semaine blanche pour surcompenser, j’étais  un peu sceptique sur ma forme mais prêt à me battre. Tout était calé. Au départ natation je me place dans les pieds des pros et je pars dans le bon paquet, ça tabasse jusqu’à la première bouée et le virage est serré. Retour qualité et au final une bonne natation en 21’15″. Jusqu’ici tout va bien. Je pars en vélo et cette année je n’oublie pas mon ravitaillement comme l’année dernière et je prends des risques dingues : pas de chaussettes ! Dans la première bosse, pas de jambes, pas moyen de relancer. Pas grave Juju, roule, assure, soigne tes trajectoires, passe propre. Mais quand-même, j’arrive pas à suivre comme d’habitude. Et ça monte ici. Les cadors me doublent, ils nagent pas bien mais ils roulent et ça passe fort. Pas moyen d’accrocher. Je mange, je temporise, j’assure, mais ça ne revient pas. Je termine le premier tour par la descente, rapide et technique, plutôt bien. Et j’entame le deuxième tour, et la galère commence. Les jambes brûlent, les yeux piquent, le coeur s’affole et je sais que je vais en baver. Dur d’être motivé quand on est sec, vidé. Je termine ce tour interminable mais je n’y suis plus. Vers la fin Joël me double et je sais que j’ai perdu les  10 minutes que j’avais gagnées en natation. Alors de retour au parc je décide d’arrêter ma  course.

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Erbenova, la première féminine. Elle arrive à seulement 30′ de Nicolas Lebrun, le vainqueur du jour. Respect à tous les deux !

Pas facile d’abandonner, surtout avec autant de connaissances venus pour m’encourager, mais franchement « y’a pas moyen », je ne suis pas en état. J’attends mes amis qui terminent et on boit une bière tous ensemble, la journée a été magnifique et la course aussi. Le sport c’est çà aussi, on ne peut pas toujours être en forme, ni toujours gagner. Donc maintenant c’est les vacances et je savoure cette pause dictée par mon corps. Après six mois de travail assidu je vais me reposer et en profiter pour me recharger et revenir au mois d’août en Allemagne à Zittau. A bloc. See you in Germany !

 

Xterra Suisse, vallée de Joux, 29 juin 2013.

L’année dernière l’épreuve suisse s’était déroulée à Prangins au bord du lac dans un cadre magnifique mais le parcours était plutôt plat, sans vrai intérêt pour des VTTistes. Cette année je me réjouissais de voir la course se dérouler dans la vallée de Joux, au bord d’un lac naturel et dans les montagnes à la frontière suisse, gages de dénivelés et de sentiers techniques.

XTERRASUISSELe parcours n’a été dévoilé que le jour de la course et les conditions météo l’ont rendu très glissant. Une rivière de boue par endroits. Beaucoup de route et de chemins roulants, peu de singletracks, peu d’occasion de faire la différence avec la technique. Ajoutons à cela une météo digne d’un mois de novembre, pluie et froid, terrains détrempés et vous aurez le cadre de cette course hélvète. L’organisation a décidé d’annuler la natation à cause du ratio des températures air/eau (10°/16°) et la course devient un duathlon. Oups, pas bon pour moi çà ! Tanpis, haut les coeurs !

Départ en fanfare pour 5 km de course, les duathlètes courent vite, moi aussi mais ça ne suffit pas. Une montée genre impossible de 200 m dans un champ à vaches à 45° de pente, ça calme. Je prend le vélo en 80e position. Pas bon. Le vélo me permet de remonter et je gère car le duathlon casse les jambes pour la deuxième transition. Boire et manger. Pas de problème de chaleur, il fait 13°. Je pose le vélo 35e, après une belle chute dans la dernière descente là où tous les spectateurs se massent, et les 10 km qui restent à parcourir vont faire mal. Les jambes sont là, le coeur pas vraiment, mais je cours régulièrement jusqu’au bout. Verdict final : plutôt décevant. Je ne suis pas duathlète, c’est sûr, et le niveau est plus haut qu’en Grèce. Mais je suis à 25 minutes du premier, à ma place. La vraie épreuve aujourd’hui, c’est le nettoyage du matériel et des habits maculés de boue. A grande eau et au jet ! Courage, demain est un autre jour et la météo devrait enfin s’améliorer. Et hier c’était le Xterra France à Xonrupt, championnat de France. Retour en images dans quelques jours !